Ce 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, est l'occasion de rappeler que près de 300 journalistes et collaborateurs sont encore derrière les barreaux. Emprisonnés alors qu'ils exerçaient leur métier; leur passion.
La Libre Belgique, en collaboration avec Reporters Sans Frontières a diffusé à cette occasion un classement mondial de la liberté de la presse. Les bons élèves cette année sont la Finlande, l'Islande, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse. En revanche, les pays où la situation est catastrophique pour la presse sont l'Erythrée, le Soudan, Rwanda, Corée du Nord, Iran, Birmanie, Yémen ou encore la Syrie.
Et c'est en Syrie justement qu'on a appris aujourd'hui la libération du journaliste algérien Khaled Sid Mohan. Détenu depuis le 9 avril dernier, il se trouve désormais à l'ambassade d'Algérie à Damas. Selon sa famille, il est en bonne santé.
Le journaliste algérien Khaled Sid Mohan a été libéré le jour où la liberté de la presse est célébrée dans le monde entier. Photo : AFP
La révolution arabe rend les conditions de travail extrêmement difficiles pour les journalistes. Ils sont victimes de meurtres, de violences, de détentions arbitraires, d'expulsions ou d'interdiction d'accès. Les pays où la situation est qualifiée de "très grave" sont la Tunisie, la Libye, la Syrie, l'Arabie Saoudite, le Yémen ou encore l'Iran. Les dirigeants n'hésitent pas à museler la presse et à mater les contestataires à l'abri de tous les regards.
Pour conclure, il est bon de souligner qu'il n'y a pas de démocratie forte sans presse libre. Geoffrey HULSENS