Ce mercredi soir, une session spéciale de l'Onu sur la situation en Syrie a eu lieu à la demande des Etats-Unis. A la suite de cette séance, on apprenait que l'Onu n'était pas parvenu à boucler un accord. La raison ? Chine et Russie font toujours bloc contre d'éventuelles sanctions contre le régime syrien de Bachar el-Assad. Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, s'est prononcé quant à lui pour que des sanctions immédiates soient instaurées.
Photo : AFP
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La répression sanglante en Syrie aurait fait au moins 107 morts entre vendredi et dimanche, selon le Haut-commissariat de l'Onu aux droits de l'homme. Les manifestants réclamaient toujours la tête du président syrien el-Assad. Pourtant, M. Assad avait levé l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, afin de calmer la rue. En effet, c'était l'une des principales revendications des syriens.
Pour mater la contestation, le régime syrien n'hésite donc pas à utiliser la force militaire. Une option qui n'est pas au goût de tout le monde au sein du parti Baas, parti de Bachar el-Assad. C'est ainsi que près de 240 membres du parti ont fait défection au régime syrien.
Ces démissions successives interviennent alors que le président est de plus en plus seul sur la scène internationale. Toutefois, la situation reste très préoccupante et incertaine comme c'est le cas en Libye, au Yémen ou bien encore en Algérie. Des sanctions, qu'elles soient économiques ou militaires seraient la seule solution afin de mettre fin à ces crimes crapuleux, réalisés en toute impunité ! Geoffrey HULSENS



