Au lendemain de son allocution télévisée, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika, âgé de 74 ans n’a pas convaincu la population algérienne. Ce samedi matin, plusieurs journaux indépendants titraient : « Loin des attentes des Algériens » (El Watan), « Bouteflika ignore l'opposition » (El Khabar), « Bouteflika déçoit » (Le Soir).
Photo : Reuters
Photo : Reuters
Pourtant, c’est la première fois depuis le début de la révolte en Algérie que le Président s’adressait à la nation. Dans un discours d’une vingtaine de minutes, il s’est engagé à réviser la Constitution. Il a également promis une révision de la loi sur l’information et les partis, avec en ligne de mire les élections présidentielles de 2014.
La situation en Algérie est loin d’être comme en Tunisie ou en Egypte. Les manifestations sont principalement locales. Jusqu’à présent, aucun rassemblement national n’a eu lieu. Et pour cause, le moindre groupe qui tente de mener une révolte est de suite réprimé. Quiconque ose défier le pouvoir sera jeté en prison. En février dernier, Bouteflika avait été contraint de lever l’état d’urgence afin de calmer la rue. Mais mardi encore, des centaines d’étudiants étaient une fois de plus descendus par milliers dans les rues d’Alger. Ils dénonçaient notamment la dévalorisation de leurs diplômes.
Les réformes annoncées ont été saluées par de nombreux étrangers dont le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.
Seules ombres au tableau, aucun calendrier n’a été fixé et jusqu’à présent, aucun membre de son gouvernement n’a été limogé. Geoffrey HULSENS
A Alger, les précisions de la correspondante de France Info, Marie Heuclin : cliquer ici


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire