Quasi trois mois sont passés depuis le début des affrontements en Libye. Durant cette période, de nombreuses villes sont tombées aux mains des pro-Kadhafi. D’autres en revanche tiennent bon. C’est le cas de Misrata, toujours assiégée par la rébellion.
Le week-end dernier, les rebelles ont pourtant cru perdre cette ville. La raison ? L’Otan, en charge du commandement des opérations militaires des pays participant, a bombardé la maison de l’un des fils du guide libyen. Le fils cadet de Mouammar Kadhafi est décédé dans les bombardements ainsi que trois de ses petits-fils. Le colonel quant à lui, qui se trouvait dans le bâtiment est sain et sauf.
Aujourd’hui, l’Alliance atlantique est accusée d’avoir voulu assassiner Kadhafi. En guise de représailles, le guide libyen a bombardé le port de Misrata. Cette cible est cruciale pour les rebelles. L’accès terrestre étant coupé, le port est le seul moyen afin d’acheminer des vivres. Détruire le port c’est donc affaiblir les anti-Kadhafi.
© AFP
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Malgré ces violences, l’Otan qui cherche toujours des solutions contraignantes au régime syrien, a continué de lâcher des bombes sur Tripoli. Trois mois après le début des violences et de la répression sanglante en Libye, personne n’aurait pensé que Mouammar Kadhafi allait tenir tête aux Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France ou encore la Belgique qui participent aux opérations. Le guide libyen est de plus en plus isolé aussi bien dans son pays que sur la scène internationale.
Le port de Misrata détruit, des dizaines de bateaux attendaient le feu vert de l’Otan pour entrer en rade. Un navire de l’Organisation internationale pour les migrations transporte environ 180 tonnes d’aide humanitaire à destination de la population. Un bateau turc quant à lui a pu quitter la rade rapidement pendant le bombardement. Des obus ont explosé au moment même où le bateau quittait le port.
On le voit, Kadhafi tente le tout pour le tout…son but ? Affaiblir les rebelles pour qu’ils se replient. Ces derniers ne souhaitent pas quitter Misrata. Le faire serait un gros échec puisque la ville se situe seulement à 200 kilomètres à l’est de Tripoli. Au contraire, prendre Tripoli signifierait la fin de la suprématie de Mouammar Kadhafi. Geoffrey HULSENS


Kadhafi démissionnera-t-il un jour ? Rien n'est moins sûr ! Faudra-t-il le tuer pour en finir ? C'est le sort qui l'attend s'il ne lâche pas l'affaire ...
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