samedi 19 mars 2011

Libye : Tension maximale. Un avion abbatu en plein vol !

Le cessez-le-feu annoncé ce vendredi par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi aura été de courte durée, même s'il affirme toujours le respecter. Difficile à croire ! Il met en garde la communauté internationale et plus particulièrement la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Nicolas Sarkozy, David Cameron et Barack Obama se sont en effet montrés « pour » une intervention militaire immédiate, deux jours après le vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’Onu. L’intervention militaire pourrait avoir lieu dès aujourd’hui, à l’issue du sommet de l’Union européenne, Ligue arabe et Union africaine qui se tient ce samedi à Paris.

Tandis que les troupes loyalistes, fidèles au dictateur libyen s’attaquent désormais à Benghazi, fief des rebelles, un avion (probablement des insurgés selon une source rebelle) a été abattu ce samedi matin. A l’heure actuelle, il est toujours difficile de savoir qui a abattu l’avion et à qui il appartenait. Le pilote de l’avion a su s’éjecter avant le crash de l’avion qui a terminé sa course folle dans une zone habitée à Benghazi. Le crash a provoqué une violente explosion. Toujours selon une source des rebelles, la chute de l’avion a été accueillie par des applaudissements et des cris de joie par la population de Benghazi. Des millions de personnes fuient actuellement la zone pour se réfugier à proximité de la frontière égypto-libyenne.



La Belgique a proposé de mettre quatre chasseurs bombardiers, un navire et des soldats à disposition de la coalition qui sera chargée d’appliquer la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Canada, la Norvège, le Danemark, l’Italie, l’Espagne ou encore le Qatar ont d’ores et déjà annoncé leur participation aux opérations. L’Allemagne, le Brésil, la Chine et la Russie se sont opposés à une intervention militaire. Angela Merkel, chancelière allemande, craint des victimes civiles comme ca été le cas en Afghanistan ou en Irak.

La tension est donc à son paroxysme. Les prochaines heures seront difficiles. Ce qui est certain, c’est que Mouammar Kadhafi veut toujours montrer qu’il dirige son pays. Par ailleurs, il met en garde les pays étrangers contre toute ingérence et promet des représailles. Le chemin de la démocratie est encore long, très long. La guerre civile est bien présente…tout comme la peur de revivre ces guerres interminables en Afghanistan ou en Irak. Ici, Kadhafi n’est pas prêt à dialoguer. • Geoffrey HULSENS

Voici le reportage d'Euronews




                                   Crédits photo : AFP





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